C'est une sorte de fouet doté de multiples lanières, le martinet est vu à l'étranger comme l'instrument punitif français par excellence.
Les sensations qu'il produit sont extrêmement variables, en fonction de la matière dont l'instrument est constitué (cuir, chameau, soie, nylon ...), du nombre de ses lanières, de ses dimensions...
et de l'usage qu'en fait le fesseur!
CHOIX DE L'INSTRUMENT
Quelques conseils pratiques.
« [Les] lanières des martinets de qualité ont souvent des bords arrondis. Bien que les bords droits demandent moins de travail au fabricant, les bords arrondis sont préférables. (...) A matériau
égal, les lanières fines cinglent (...), les lanières larges provoquent une sensation sourde (...). Par exemple, des lanières fines tressées, cinglent plus que des lanières plates de 1,5 centimètre
de large. »
« [Plus] les lanières sont longues, plus leur contrôle est difficile, de ce fait, la plupart des martinets "standards" ont des lanières d’une longueur variant entre 38 et 55 cm. Il est possible de
faire des choses intéressantes avec un martinets long comme recouvrir un dos entier en une seule fois, mais ce n’est pas recommandé pour les débutants, car ce genre de manouvre demande beaucoup de
pratique. Les martinets très courts sont utiles pour pratiquer de très près ou sur une surface précise et limitée. Les martinets classiques possèdent entre 15 et 25 lanières, le double donne une
version plus lourde du même design. »
« Pour des raisons de sécurité, les lanières doivent être très fermement fixées à l’extrémité du manche (...). Certains fabricants utilisent un gros nœud de cuir pour enserrer cette endroit,
réduire la tension et s’assurer que les lanières restent bien en place. Le manche doit travailler avec votre main, pas contre votre main, il ne doit être ni trop large ni trop étroit pour assurer
une bonne prise. Un autre nœud à l’extrémité du manche permet d’éviter de glisser dans la main. Les manches courts sont meilleur pour le contrôle, les manches longs assurent un bras de levier plus
important et donc propulsent les lanières avec plus d’énergie. »
« Au delà du poids, de la longueur ou de la largeur, la caractéristique la plus importante est le matériau lui-même. (...) La liste des matériaux décrits ci dessous procure des sensations qui vont
du "ah bon? tu as déjà commencé?" au "oh nom d’un chien!!". (...)
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Laine de coton : Sécuritaire pour qui ne possède aucune expérience dans l’art de fouetter.
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Chamois : Un martinet de 20 lanières de 1 cm de large est un outil idéal pour flageller un novice complet ou quelqu’un qui n’est intéressé que par des sensations extrêmement légères. Ce
type de matériaux ne procure rien au-delà d’un peu de bruit et de quelques sensations très très légères. (...)
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Daim : Doux et caressant, très légèrement cinglant - procure principalement quelques légères sensations sourdes et pas grand chose d’autre. (...)
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Nylon : [Un] cordage en nylon léger, à partir de 3mm de diamètre, [provoque] deux sensations, une première très légère provoquée par un "brossage" avec les extrémités seules, et une
sensation plus consistante, en utilisation normale.
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Cuir d'Elan : Plus lourd que le daim, mais souple et doux, procure des sensation presque exclusivement sourdes (non cinglantes donc). Un martinet formidable pour une montée en puissance
très graduelle, très agréable pour le partenaire et qui peut être utilisé avec une énergie étonnante avec un risque vraiment minimum.
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Cuir "Suede" : Nombre de martinets sont fabriqués à partir de différents suede ’splits’, [qui procurent] des sensations plus importantes aussi bien dans la gamme cinglant que dans la gamme
"sensation sourde", ils peuvent marquer en cas d’utilisation énergique.
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Cuir Topgrain : Crée une abrasion moindre que les suedes, mais procure à la peau des sensation plus cinglantes. Disponibles en différents poids, depuis le cuir léger destiné à
l’habillement jusqu’aux cuirs épais utilisés pour les selles. Les variété les plus souples sont recommandées.
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Cuir épais tanné à l’huile : Un cuir épais, lourd, moins flexible que les cuirs plus fins. La sensation est proche de celle d’un cuir d’élan très épais, mais avec une sensation d’impact
nettement plus violente.
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Bison : Un grain assez frustre intéressant, lourd, très peu flexible, si une attention toute particulière n’a pas été apportée à la finition des lanières, elles peuvent s’avérer coupantes
pour la peau. Ce n’est vraiment pas un matériau pour débutant, mais dans certains cas bien spécifique il peut être intéressant sous réserve de savoir à quoi s’en tenir.
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Caoutchouc : Matériau flexible, mais qui procure une sensation assez violente, laisse immédiatement des marques. (...)
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Crinière de cheval : Extrêmement cinglant avec aucune "sensation sourde". Les sensations restent entièrement au niveau de la peau et sont relativement irritantes. La crinière de cheval
peut provoquer des coupure de la peau et même appliquée légèrement elle provoque une sensation de cinglement intense et généralement décevante. (...) »
FLAGELLER OU NE PAS FLAGELLER, TELLE EST LA QUESTION
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Où ne jamais flageller quelles soient les circonstances : « Pour des raisons de sécurité évidentes. Le visage, la tête, le cou, les doigts et doigts de pieds, sur la peau en cours de
cicatrisation. (...) »
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Où flageller avec une *extrême* légèreté et une extrême prudence... voire pas du tout : « (...) Les paumes et le dos de la main, sur toutes les jointures quelles qu’elles soient, sur toute
la surface entre le bassin et le bas des côtes, la colonne vertébrale, le dessus et le dessous des pieds. D’autre part, les organes internes sont plus fragiles que ce que l’on pourrait penser, ne
flageller jamais dans une zone où ils sont vulnérables. (...) »
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Où flageller légèrement : « Les bras, avant bras, intérieur des bras, poitrine, zones génitales, le dessous des bras, le haut des fesses près de la colonne vertébrale, la zone de part et
d’autre de la colonne vertébrale, les côtes qui ne sont pas protégées par des muscles. (...) »
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Où flageller énergiquement : « Les fesses, le haut du dos de part et d’autres de la colonne, les cuisses, le bas des épaules. Ces zones sont constituées d’os épais protégés par des muscles
et une couche de graisse, il y a très peu d’organes sensibles en dessous et ces zones musculaires leur assurent une bonne protection. Pour cette raison ces zones (...) réduisent au maximum les
risques de dommages, permettant une pratique aussi sure que possible. »
EXPÉRIENCE
« Une mauvaise technique est inexcusable, et ce même si nul n’est infaillible. Envoyer un coup de martinet mal ajusté dans un endroit inapproprié ne doit jamais être pris à la légère. (...) En
général il est courant de conseiller de s’entraîner avec un oreiller maintenu par un partenaire de telle façon que les mouvements soient possibles. (...) Si, ce qui est probable, vous n’avez pas
d’oreiller en velours sous la main, une serviette enroulé autour d’un oreiller classique fera l’affaire, vous pourrez voir l’empreinte de l’endroit exact ou les lanières ont touché le tissus.
Lorsque vous serez capable de placer toutes les lanières dans une zone prédéterminée sur l’oreiller entraînez-vous à modifier le point d’impact jusqu’à ce que vous soyez capable de savoir avec
précision à chaque fois ou vos lanières vont atterrir. Ensuite pratiquez en variant la vitesse, l’intervalle entre les impulsions et la force des coups sans sacrifier à cette précision. Quand vous
aurez atteint ce stade, essayez des variations en " sentant " chaque variante jusqu’à ce que vous soyez capable de prévoir le comportement de l’instrument, et à partir de ce moment à seulement
commencez à envisager de pratiquer avec un(e) partenaire. »
PRÉCISION
« Les lanières d’un martinet (...) "couvrent" naturellement une zone plus large et de ce fait sont plus difficiles à contrôler. Si vous faites attention à ne pas vriller le manche le premier coup
sera probablement précis avec les lanières regroupées. Malheureusement les suivants le seront nettement moins si vous ne surveillez pas le comportement des lanières entre les coups. Les lanières
peuvent être bloquées par la main libre, le torse ou la jambe à la fin de chaque mouvement de façon à en contrôler des mouvements qui peuvent devenir désordonnés. (...) Il est également possible de
les arrêter lorsqu’elles sont encore en l’air mais c’est naturellement plus compliqué. Avec de la pratique, un martinet bien conçu dont les lanières regroupées forment un cylindre de 5 cm de
diamètre environ peut être placé avec précision dans une zone de 7 à 10 cm. Une suggestion pour les débutants, commencez avec le partenaire penché en avant le visage vers le sol et tenez vous
derrière lui/elle à genoux ou les jambes écartées. La position est un peu étrange mais en fouettant vers le bas, la gravité vous aidera à mieux diriger les coups. Atteindre en rythme une partie du
corps qui dépasse assure une bien meilleure précision. Le postérieur du partenaire flagellé se tenant debout, appuyé contre un support rigide en est un exemple classique. Un balancement du fouet
alternativement sur chaque côté peut facilement atteindre uniquement l’endroit désiré laissant le bas du dos et le haut des cuisses intacts. Certains vêtements peuvent aider à travailler cette
précision, les corsets par exemple qui peuvent assurer une bonne protection des reins et peuvent agir comme une sorte d’armure empêchant tout faux mouvement. »
L'ENROULEMENT
« Si le milieu des lanières atteint en premier un bord arrondi du corps et que le reste des lanières s’enroulent en suivant la courbe, l’extrémité des lanières accélère plus que ce que le mouvement
initial avait impulsé (...). C’est un enroulement ... et c’est généralement une très mauvaise chose qui peut provoquer des coups assez durs et involontaires sur des zones qu’il n’était pas prévu de
toucher ou faire voler en éclat le contrôle global des lanières. Rester en permanence à l’affût du comportement des extrémités des lanières est de loin la façon la plus efficace d’éviter [ce]
phénomène (...). »
STYLES DE MOUVEMENTS :
• « Les lanières retombent à plat, toute l’énergie arrivant en un seul endroit [les lanières rebondissent ou retombent verticalement juste après]. »
• « Les lanières font un mouvement de balayage, une partie d’entre elles touche puis continue son chemin au delà de la zone d’impact. Vous pouvez alors les arrêter [voir plus bas le passage sur la
précision], ou utiliser un mouvement elliptique pour les rassembler, faisant par exemple un 8 horizontal ou vertical. »
• « Les lanières frappent, puis dépassent rapidement leur cible et repartent en sens inverse grâce à un mouvement de rotation rapide. S’il est suffisamment rapide, il est possible de donner
l’impression d’un mouvement continu et alors le toucher léger et précis peut procurer des sensation très intéressantes. Les lanières sont utilisées sur leur extrémité (par opposition aux mouvements
précédents qui les utilisent à plat) pour donner une sensation de ’fouetté’ sur un point de simulation plus petit, le tout provoquant une sensation plus légère et plus précise. »
• « Les lanières atterrissent toutes en même temps sur le corps dans un mouvement puissant procurant l’effet d’un choc sourd plus que d’un balayage. Difficile à décrire et peu courant. Un mouvement
difficile et puissant. »
FRÉQUENCE
« Une moyenne d’une frappe que toutes les quelques secondes est une bonne base, excepté la technique de rotation décrit plus haut (...) qui si elle est appliquée rapidement donne une sensation de
contact continu. L’alternance ’coup-repos-coup’ permet à chaque sensation de se développer et une fois mis en place, ce rythme peut être facilement modifier pour produire un effet particulier.
(...) Un coup régulier toutes les une ou deux secondes est simple à maintenir dans la majorité des cas. L’accroissement du rythme vers la fin de la séance est très populaire, ce qui est une raison
de plus pour mettre en place un rythme régulier et modéré. »
L'INCITATION À UNE LENTE MONTÉE DES ENDORPHINES
« Commencez lentement et légèrement, en plaçant le martinet sur la peau, les lanières tenues dans une main et le manche dans l’autre en vous déplaçant doucement sur la peau. Puis commencez à
caresser lentement avec l’extrémité des lanières en utilisant de plus en plus de lanières dans un mouvement lent qui se transforme petit à petit en balancement partial puis en mouvementcomplet
régulier. Variez le placement des lanières graduellement, déplacez vous de haut en bas en suivant des figure régulières avec le moins ’irrégularités possible. Lorsque vous passerez à un fouet plus
’dur’, répétez ce processus, l’idéal étant que bien que la force appliquée s’accroisse graduellement le ’feeling’ reste le même, en phase avec la sensation qui se développe chez le partenaire de
pouvoir apprécier une sensation de plus en plus forte. Chez quelqu’une qui recherche ce type de sensations il est souvent possible de provoquer une sensation de "planer" dans un état de complète
relaxation, alimenté par la confiance d’une part et d’autre part par les réaction naturelles du corps qui accroît graduellement sa réceptivité aux sensations avec très peu voire pas du tout de
sensation de douleur à proprement parler. »
LES SENSATIONS FORTES
« Dans un style plus "hard" que le précédent, le principe est de conduite le/la partenaire au-delà de l’espace d’une sensation "confortable" pour atteindre une zone plus proche de la limite. Ce
type de séance s’adresse donc à ceux qui cherchent des sensations très fortes et à ceux qui sont intéressées par la douleur elle-même. En commençant comme ci-dessus, changez la vitesse et
l’intensité des coups beaucoup davantage, en poussant plus, en étant moins prévisible. Travaillez le haut puis le bas du corps de façon irrégulière, ce faisant vous empêcherez votre partenaire de
s’adapter à la sensation. Si vous changez d’instrument, faites le de façon moins subtile que dans le cas précédent, laissez votre partenaire sentir nettement le changement ainsi que l’augmentation
de l’intensité. Si il/elle apprécie à la fois les impacts cinglants et le impacts plus sourds, utilisez les alternativement. La surprise est souvent plus eficace de la seule augmentation de la
force des coups. »
Source : Encyclopédie interactive du BDSM